Archive pour la catégorie ‘Opinion’

Violences anti-musulmanes

Vendredi 10 octobre 2008

Je pense qu’avec ce que les dirigeants et les médias nous font gober comme couleuvres au sujet des musulmans et des peuples arabes depuis les attentats qu’une partie d’entre-eux aurait prétendument commis en septembre 2001 sur le territoire états-uniens, et au jugé de l’opinion d’une grande partie de la population occidentale chrétienne à leur encontre qui en découle directement, il ne serait pas étonant de voir un retour des rafles, des camps de concentration, de l’exterminaion. Les braves gens trouveront ça normal. Peu de personnes seront là pour remettre quoi que ce soit en question. Certains seront peut-être étonnés. Il est pourtant tellement criant que nous sommes dans un climat politique similaire à ce qui se passa dans les années 1930 avec la montée du national-socialisme allemand. Le mal-être qui étreint la population pousse cette dernière à élire des personnages de plus en plus prometteurs de changement, et donc de plus en plus extrémistes. Leur ennemi a simplement changé depuis 40-45. On parle désormais d’axe du mal, de terrorisme islamiste ou que sais-je encore. Tout ceci dans le seul but d’amalgamer dans nos esprits pauvres et mal-nourris la notion animale de “mal” avec “monde arabo-musulman“. Il est dommage que la communauté juive ait tant tiré la couverture à elle en ce qui concerne le devoir de mémoire par rapport à la seconde guerre mondiale. Ce devoir de mémoire est important mais il s’agit de se rendre compte que de tels génocides se reproduiront encore à l’encontre d’autres peuples. Les sentiments mêmes qui peuvent mener au désir d’extermination d’un peuple ou d’une communauté sont le propre de l’être humain dans sa version de base, celle qui ne tente pas de s’élever spirituellement. Depuis la seconde guerre mondiale : voir le génocide arménien, voir l’ex-Yougoslavie, voir les Utu et les Tootsi… Il est dommage également que certains membres de la communauté stigmatisée actuellement, la communauté arabo-musulmane, ne trouvent d’autre recours que l’expression de l’injustice ressentie par la violence.

Curieux petit peuple

Vendredi 10 octobre 2008

Curieux peuple que celui de Belgique. Ces dernières semaines d’observation en tant qu’étranger ne m’ont pas laissé une bonne impression à son sujet. J’aurais bien du mal à me rappeler d’anecdotes qui ne tendraient pas à montrer que le Belge est petit d’esprit, ultra-conformiste, aggressif envers ceux qui ne suivent pas tout règlement au pied de la lettre, craintif envers ceux qu’il ne comprend pas. Son amour de la normalité est aussi déconcertant que son caractère désagréable.

Il me tarde de quitter ce pays devenu trop étroit.

Monk

Samedi 8 juillet 2006

En matière de filles imbuvables, je dois être tombé sur un nid.

Ou alors, au vu du nombre extraordinaire de ce genre de sirènes, et au jugé de la force de leur pouvoir revendicatif aussi contaminant qu’une épidémie de peste, plus qu’un simple foyer infectieux à dératiser urgemment il s’agit peut-être en fait d’une génération entière de filles bonnes à ranger à l’asile, à isoler du reste de la société, bref à qui, toute tentative d’inculcation des règles élémentaires de respect d’autrui et de cohérence comportementale étant vouée à l’échec, il faudrait rapidement trouver une méthode visant à les empêcher de faire chier le reste de la société.

En effet, force est d’admettre les choses platement, aussi tristes soient-elles : les filles de 20-25 ans sont dangereusement nuisibles. Au-delà de cet âge, il semble que les ébauches de quelques règles de conduite à peu près en accord avec la vie en société humaine commencent à apparaître. Avant cela, elles ne sont pas encore tout à fait aussi mauvaises que leurs ainées les plus proches, et peuvent même se montrer à peu près supportables pendant une période pas trop longue, bien que l’on sente déjà en leur chef un goût tout à fait malsain pour le jeu, la calomnie et la dissimulation. A moins de rencontrer un mâle capable de les éduquer décemment, je crains que ces adolescentes soient également vouées à faire chier le monde pendant toute la première partie de leur vie de femme.

Quel drame pour un jeune homme de mon espèce de ne point trouver vit aussi désirable que con !

Trève de bibicherie

Jeudi 15 juin 2006

Marre du politiquement correct, marre de la gentillesse tournant à la mièvrerie, marre de l’omniprésence d’un altruisme bien-pensant visant à se donner bonne conscience, marre des gouzi-gouzi-areuh, marre également du cynisme agressif, marre des staight-edges, marre des goths, marre des rebelles, marre des antis-mondialisation, marre des moralisateurs, marre des antis-libéralisme, marre des aveuglés par le concept de démocratie, marre du nombrilisme nationaliste, marre des gens réfugiés dans un seul type de pensée/mouvement politique/philosophie/style musico-vestimentaire…

Marre de tous les extrêmes.

Marre du JT, marre du sexisme féministe, marre du réductionisme, marre des gens qui s’indignent pour ce que les médias leur montrent mais ne s’inquiètent pas de savoir ce qu’on ne leur montre pas.

Marre de ceux qui s’indignent pour un rien, marre de ceux qui approuvent béâtement toute décision à tendance libertaire sous prétexte que “chacun fait ce qu’il veut”.

Marre de cette tendance à s’ériger aveuglément en communauté (régionale, sexuelle, linguistique, religieuse, …) pour “revendiquer”. Marre de l’esprit de contradiction pur et gratuit inhérent à ce type de communautarisme. Marre de la facilité, marre de la non-remise en question de toute chose.

Marre des préjugés.

Marre des lâches, marre des activistes, marre du travail à outrance, marre aussi de ceux qui abusent du système social.

Je me répète : marre de tous les extrêmes.

Dieudonné

Jeudi 30 mars 2006

Dieudonné

Liberté chérie, mon cul

Mercredi 8 février 2006

Je commence à en avoir plein le dos du principe de liberté d’expression à tout va. Il me semble qu’il est des cas où il convient d’avoir un minimum de retenue. Montrer un prophète avec une bombe en guise de turban, c’est placer tous les musulmans, et par extension la totalité du monde arabe dans le chef du grand public, dans la catégorie des poseurs de bombes. Déjà que l’image de cette (ces) communauté(s) est manipulée de manière particulièrement perverse depuis quelques années par les médias, je trouve profondément choquant de s’offusquer du mécontentement planétaire qui fait rage actuellement. Je comprends le sentiment de raz le bol auquel ont conduit les raccourcis manipulateurs, et, à force d’être tous dépeints comme une bande de sauvages terroristes, il vient un moment où trop is te veel.

On me rétorque que la religion catholique/chrétienne (jamais bien compris la différence profonde) a aussi fait l’objet de nombreuses caricatures. Certes. Alors imaginons les choses sous cet angle :

  • On dessine le Christ en string léopard sur un podium, parce qu’après ses longues journées de bigoterie à prôner des relations sexuelles à but exclusivement reproducteur, il a bien le droit d’aller s’éclater un peu. C’est drôle, décalé, certains sourient ou rigolent franchement, certains s’offusquent un peu mais ça ne fait pas de trop grosse vague.
  • On montre dans un grand quotidien le Christ en train de braquer un fusil sur une jeune femme qui veut se faire avorter : c’est agressif, personne n’accepte, tollé dans le monde religieux chrétien.

Toute la différence est bien dans le sentiment d’agressivité que fait passer le dessin, il me semble. Comment un responsable de rédaction peut-il accepter, dans le climat actuel, de participer ainsi à la démagogie régnante ?

Parlons de moi deux secondes : je ne mets pas en ligne la moitié des textes que j’écris. Pourquoi? Parce que j’ai fini par comprendre que mes écrits pouvaient blesser des gens, de manière gratuite, sans utilité ni pour moi ni pour le sujet. J’estime ne pas avoir ce droit. J’en suis donc venu à une forme d’autocensure. A quoi bon lapider les gens en place publique?

Une fois n’est pas coutume, voici un petit lien vers un article qui résume les événements de manière posée et réfléchie.

Ariel Sharon

Dimanche 15 janvier 2006

Qu’on l’apprécie ou pas, que l’on trouve son personnage abject, son combat politique injuste, sa mauvaise foi sidérante, sa brutalité écoeurante… ou pas, Ariel Sharon est un des grands dirigeants de ce monde et l’est depuis des dizaines d’années. Général de l’armée israélienne, fondateur de deux partis politiques, premier ministre, … il est un conquérant, un meneur d’hommes, un décideur… un bulldozer. Quiconque me connaît sait que je ne le porte pas dans mon cœur. Je suis pourtant profondément ému de voir un tel lion mis si rapidement à terre pour de simples raisons de santé. J’imagine son corps autrefois puissant désormais alimenté par des perfusions, en attente d’une fin que l’on n’ose encore annoncer mais qui me parait inéluctable en regard de l’absence d’informations sur son état. Quelle soudaineté. Un règne qui s’achève de manière si… plate. Pourquoi ? Pour avoir trop abusé des quelques bonnes choses que la vie peut nous apporter ? Les hommes de son gabarit, peu importe ses qualités ou défauts en tant qu’être humain, méritent de mourir moins banalement. Un zeste de romanesque fait défaut à sa mort, politique certainement, et physique aussi semble-t-il. Il manquera à beaucoup de monde ; à ceux qui, de l’autre côté, bénéficiaient de sa pugnacité extrême, et peut-être même à d’autres, si l’on fait partie des optimistes qui considèrent qu’un certain sens de la justice commençait à naître en son chef, l’âge aidant et la fougue retombant, enfin, quelque peu.